Miguel montre comment on soulève un poids pour le placer

 sur la tête ou sur une étagère

 



- L’appui sur le sol se trouve lorsque le poids est au talon, l’axe de l’aplomb passe ensuite par les têtes de fémur et la septième vertèbre cervicale (vertèbre du zébu), ce qui permet à la nuque d’être droite et étirée.

- il y a peu de voûte en cinquième dorsale (D5), les omoplates ‘invisibles’ sont en place ; le nez s’est levé, mais il n’y a pas de ‘coup du lapin’ (de nuque cambrée).

- le bout des orteils est sur le sol, les ongles sont verticaux,

- l’arche antérieure (la voûte sous les métatarsiens) du pied est respectée : il n’y a pas de creux au niveau de l’articulation des orteils : la ligne supérieure du pied est rectiligne, ce qui indique une voûte plantaire bien formée,

- les deux jambes sont dans leur plan,

- les genoux sont relaxés ; ils sont légèrement fléchis pour ajuster l’aplomb au déplacement de la charge,
le bassin est en ante-version : ligne plongeante vers l’avant de la ceinture, et, le sommet de l’angle ventre →cuisse que forme l’aine est très bas,

- la cambrure est basse en cinquième lombaire (L5) : on voit la ligne verticale creusée par les articulations sacre-iliaques (de chaque côté du sacrum) qui s’arrête au niveau de l’articulation lombo-sacrée (sacrum ←-→ L5),
-
la colonne s’élève ensuite toute droite,

- le corselet est fait : devant, il y a un creux en dessous des côtes flottantes (la ‘bosse ventrale’ des débutants est passée dans le creux des lombaires), le ventre est étiré : la ligne pointe du sternum -→ pubis est allongée (sans pli sur le ventre),

- le tronc est Un : le bassin et le torse sont maintenus d’aplomb par le corselet selon l’adage : « un homme c’est un tronc et quatre pattes »,

- à partir de là, la nuque est droite les épaules sont basses et détendues (malgré l’angle de prise de vue en raccourci),

- les bras sont parallèles, les coudes rapprochés à la largeur des épaules,

- Il n’y a ‘plus de poids’ dans les bras, c’est-à-dire que de haut en bas, aucune tension parasite ne vient s’ajouter à celle de la charge soulevée,

- le bassin en arrière et le contrôle des bras place le centre de gravité du corps au-dessus de la ligne qui joint les deux calcanéums,

- l’ajustement du poids en avant se fait en envoyant plus de poids en arrière pour que le centre de gravité reste au-dessus de cette ligne, la colonne vertébrale restant alignée.


Photo extraite du livre « B.K.S. Iyengar et l’Aplomb » de Noëlle Perez-Christiaens da Fonseca.


© isaplomb.org

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