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Il lui est apparut que l’aplomb en action de tous les gens qui portaient sur la tête était sur le même axe que celui de la posture Śīrsāsana, le poids de la charge tombant exactement à l’endroit où la tête est posée sur le sol.

Noëlle souffrait du dos, à tel point qu’elle ne pouvait s’asseoir devant ses élèves de peur de crier ‘Aïe’ en se relevant. En toute bonne foi elle appliquait de manière erronée une technique orientale sur un organisme occidental. Nous vivons dans un climat frais et tempéré ou la nourriture est riche, les Indiens qui vivent dans des pays tropicaux et sont pour la plupart végétariens, voire végétaliens.

La voix impérieuse d'Iyengar donnait les directives nécessaires pour stimuler les organismes indiens, ce qui engendrait chez les Occidentaux des tensions énormes, qui les empêchaient de  réaliser le ‘
create space’ demandé par le Maître, cet espace de relaxation  qui libère toutes les articulations bien placées et leur permet de s’étirer.

Il nous est difficile de retrouver l’aplomb perdu, cela ne s’apprend pas dans les livres, mais se transmet en replaçant le bassin le plus possible en antéversion, en relaxant les genoux qui ramènent le poids sur les talons – Iyengar glissait un pied sous l'avant d'un pied de Noëlle pour que le bassin recule et apporte le poids à l’arrière du calcanéum, sur une surface grande comme une pièce d’un centime.

Alors, et seulement si l’on est sur l’axe, la respiration naturelle peut se rétablir petit à petit dans toute la hauteur des poumons.

Lorsque l’on retrouve l’aplomb, ‘quelque chose’ se passe, le regard s’éclaire, et on a envie de le récupérer à chaque instant de la vie. En dehors de l'aplomb toutes les postures sont fausses et risquent d'endommager toutes les articulations, avec l’aplomb l’ébauche de celles-ci se fait sans difficulté et elles deviennent puissamment énergétiques.

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