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En 1982, elle retrouve sur Miguel – qui deviendra son mari – et ses camarades descarregadores de peixe – déchargeurs de poisson – à la criée de Setúbal au Portugal, l’aplomb qu’Iyengar voulait lui donner : l’axe de toutes les postures du yoga.

Miguel, analphabète, car soutien de famille à dix ans, prenait les postures parfaitement d’aplomb, sans efforts, parce qu’il n’avait pas, comme beaucoup d’entre nous, perdu l’aplomb : au travail il marchait à longueur de journée avec une caisse de trente-cinq ou cinquante kilos de poissons sur la tête.

Noëlle qui se faisait mal au cou et avait des tensions a la figure en Śīrsāsana s'était dit : « Si je trouvais une femme qui porte son poids sur la tête, elle pourrait m'expliquer ce que je faisais mal » et elle a apprit au cours de ses recherches effectuées en Afrique et en Inde qu'on ne portait jamais son poids sur la tête, trop lourd pour les cervicales.
Elle a continué ses recherches au Portugal qui lui a offert, six ans après la Révolution des Œillets, les meilleurs exemples d’aplomb et de port sur la tête réalisés par des occidentaux.

Sans Iyengar, Noëlle n’aurait pas pu repérer Miguel, ni l’aplomb naturel des Portugaises et Portugais dont beaucoup portaient sur la tête à cette époque.

Sans Miguel elle n’aurait pu réaliser ce qu’Iyengar voulait lui transmettre.

Miguel ne savait pas expliquer comment être d’aplomb, puisqu’il l’était naturellement depuis sa naissance sans jamais en être sorti : il fallait  tout apprendre en observant.

Dès son premier voyage en France nous lui avons demandé comment nos bassins devaient être placé pour être en antéversion, et il nous l’a montré jusqu’à sa mort durant les moments de danse de chaque séminaire.

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