Lorsqu’on se tient droit, on n’est pas d’aplomb !

Se tenir, c’est faire quelque chose, et donc, sans s’en rendre compte, contracter, voire crisper des muscles qui bloquent certaines articulations.

Se tenir droit n’empêche pas d’avoir une épaule plus haute que l’autre, d’avoir une sciatique et mal à la nuque !

 

Savez-vous sont :

Vos articulations sacro-iliaques ?… et surtout êtes-vous capables de leur donner quelques degrés de mobilité pour que l’assise de votre colonne vertébrale soit stable et ferme lorsque le bassin est complètement en antéversion ?

Vos articulations coxofémorales ?… savez-vous si elles sont profondément relâchées, à tel point qu’on ne peut percevoir aucun tendon de la jambe ou du bassin au plus profond de vos aines ?

– Votre  articulation lombo-sacrée ?… qui est la mère de vos sciatiques lorsque la cambrure n’y est pas placée, qui est aussi à l’origine de votre nuque douloureuse tout cela quand vous êtes mal assis !

 

Être d’aplomb, c’est :

être parfaitement dans la Gravité – la gravitation terrestre – où chaque os est exactement à sa place et positionne l’organisme sur le Brahma sutra le fil de Brahma –, “l’axe” d’Iyengar, le fil à plomb du bâtisseur.

avoir chaque articulation relâchée, chaque muscle complètement détendu, lorsqu’ils ne participent pas à notre verticalité héritée de l’homo erectus, avant que le mental de l’homo sapiens d’il y a seulement une soixantaine d’années ne vienne perturber par des savoirs erronés ce que dame Nature a patiemment élaboré.

prendre pour modèle les tout petits découvrant la verticale :

- la cambrure est bien basse, à l’articulation lombo-sacrée,

- la colonne dressée, avec une ligne qui sépare le plan du dos en deux, de la taille à la nuque, peu de voûte dorsale, pas de lombaires creusées,

- quand un jeune enfant se relève, il se met à quatre pattes, pousse le derrière en arrière jusqu’à avoir le poids sur les talons et redresse le tronc d’un bloc ; de l’articulation des hanches à la tête aucune courbe ne vient arrondir son dos, ni sa nuque,

- ensuite il oscille un peu, et dès qu’il a le poids sur les talons, il ne bouge plus,

- la tête, posée tout en haut, est horizontale et stable, ce qui oblige les yeux à être mobiles,

- la ligne auriculo-nasale descend (la base du nez est en dessous du trou de l’oreille),

- pour vous regarder, il lève les yeux et ne cambre la nuque, à peine l’incline-t-il vers l’arrière, sans la courber,

- pour boire, il étire la nuque en baissant le menton et plonge le nez dans le verre afin que l’eau vienne à ses lèvres.

 

– prendre aussi pour modèle, ceux qui ne sont jamais sortis de l’aplomb, tel celui de Miguel qui a permis à Noëlle Perez-Christiaens de percevoir pourquoi les occidentaux, le regard fixé par ce qu’ils voient des āsana, sans en comprendre les secrets ne saisissent pas les profondeurs subtiles du yoga indien d’Iyengar, ni son aplomb naturel.


Le plus surprenant
: dès la première séance d’aplomb et yoga, on comprend sans explication, on découvre les articulations fondamentales, on sent le thorax qui s’épanouit en suivant l’étirement de la colonne, une légèreté vous envahit, le regard s’éclaire... mais il nous est impossible de retrouver tout cela tout seul tellement nos automatismes sont tenaces !

Et puis, quand on est d’aplomb dans notre vie quotidienne comme durant les séances, on éprouve de subtiles transformations bienfaisantes
chacun vous racontera son histoire !

Si vous accepter de chercher l’aplomb pour vivre sur
l’axe de la Gravité, vous découvrirez son efficacité, il se passera obligatoirement quelque chose que vous ne pouvez pas imaginer maintenant : -couvrir, re-chercher, être silencieusement attentif, cela ne s’explique pas, cela se transmet.

C’est pourquoi, après vous avoir donné quelques points de repaires et le modèle des jeunes enfants, il n’y a plus rien à dire, seulement entrer sur le terrain de l’expérience qui vous ouvre, à chaque instant de votre vie des espaces de liberté insoupçonnés !


 Les prof’ISA


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